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Par lepenseurdujour dans RELATIONS HUMAINES le 18 Mai 2012 à 06:30

Un petit bruit insignifiant,
Un mot, une phrase, pas important,
C’est parti, le mal est fait,
Elle arrive dans les quartiers,
Les villes, les villages,
Rien ne lui fait barrage.
Jusque dans les hameaux,
Les campagnes, près des roseaux.
Elle traverse les rues,
Comme venue des nues,
Les places et les prés,
Rien ne stoppe son progrès.
Force les portes des logis,
S’insinue au creux des lits
S'invite chez les insolents
Et bouscule les indolents,
Elle laisse souvent derrière elle
Tout ce qui devrait être poubelle,
Elle ne prend pas de gants,
Et fait un ou deux gisants,
Tombés au champ du déshonneur,
Fauchés par les mots. Horreur,
Rien ni personne, même sans peur,
Rien ni personne. N'arrête la rumeur

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Par lepenseurdujour dans VIE COURANTE le 17 Mai 2012 à 06:50

Il est beau, il le sait, il y croit, c’est un fait,
Son enfance est passée, sans peine et sans regret,
La vie lui réussit, que de femmes dans son lit,
Le destin lui sourit, il est un homme accompli.
Il ne connaît pas la galère, il gère et en est fier,
Une voiture bien trop chère, pour faire baver ses pairs,
Il pavane, emplit de suffisance et tout en élégance,
Il ne cherche pas, il s’élance, il va gagner sa chance.
Peut importe si au passage il écrase quelques insectes,
Ces minables, pour lui, ne sont pas de sa secte,
Sur son piédestal, il a un regard hautain,
Sur tout ce qui vit, est jamais ne l’atteint.
Le soir devant sa télé, seule la une lui plait,
C’est devant le vingt heures qu’il se sent apaisé,
Les autres chaines sont culturelles, des docus à la pelle,
Vraiment rien d’essentiel, ennuyant comme Ravel.
La misère que l’on montre, ne lui coupe pas l’envie,
D’avaler ses sushis, il ne connaît pas l’empathie,
Bien calé dans son siège, l’écran le protège,
Son confort le piège comme un doux sortilège.
Début de semaine, il retrouve son paradis,
Sous des yeux ébahis, c’est là qu’il revit,
Des collègues à épater, il peut se faire mousser,
Ils sont tous sous payé, ils vont bien l’envier.
Des passions il en a, grâce à elles il est serein,
Bonne chaire et bon vin, le confort lui va bien,
La morale ne connaît pas, il est bien au dessus de ça,
Il se gargarisera, et ses mots prononcés il écoutera.
Carnet d’adresse rempli, comme autant de défis,
Insatisfait de la vie, son bonheur n’est que dans l’envie,
Pour lui l’humilité, c’est de toujours ramper,
Et de bien s’incliner, devant un plus fortuné.
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Par lepenseurdujour dans SOCIETE le 16 Mai 2012 à 06:41

Il ne reste que quelques minutes à ma vie, tout au plus quelques heures,
J’essaie d’avancer, mais je sens que je faiblis, je sens que je me meurs.
Mon frère est mort hier matin, épuisé au milieu du désert,
Je suis maintenant le dernier homme vivant sur cette terre.
On m'a expliqué jadis, quand je n’étais qu’un enfant,
A quoi ressemblait le monde il y a très longtemps,
Quand vivaient les parents de mon arrière grand-père,
Et que l’on pouvait voir encore de la neige en hiver.
Il était si doux de vivre au rythme des saisons,
Et à chaque fin des étés, se déroulait la moisson.
Une eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux,
Où venaient s'abreuver toutes sortes d’animaux.
Mais moi je n'ai connu qu'une planète désolante,
Avec ses paysages lunaires et une chaleur suffocante,
J’ai vu tous mes amis, mes frères, mourir de soif ou de faim,
Tomber comme les mouches, jusqu'a ce qu'il n'y ait plus rien.
Les peuples avaient compris le danger imminent,
Mais les décisions appartenaient aux dirigeants,
Et ces hommes là, ne reculant devant rien,
Étaient prêt à tout pour arriver à leurs fins.
Pour s'enrichir encore ils ont rasé la terre,
Pollué l'air ambiant, et tari les rivières.
Mais au fil du temps, des gens se sont levés,
Ils les ont avertis qu'il fallait tout stopper.
Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie,
Ces hommes-là ne parlaient qu'en termes de profits.
C'est des années plus tard qu'ils ont vu le non-sens,
Et dans la panique ils ont déclaré l'état d'urgence,
Déjà tous les océans avaient englouti les îles,
Et les inondations frappés les grandes villes.
Et par la suite pendant toute une décennie,
Ce furent les ouragans et puis les incendies,
Les tremblements de terre et la grande sécheresse,
Partout sur les visages ont pouvait lire la détresse.
Les gens devaient se battre contre les pandémies,
Décimés par millions par d'atroces maladies,
Puis les autres sont morts par la soif ou la faim,
Tombant comme les mouches, il ni avait plus rien.
Mon frère est mort hier matin, épuisé, au milieu du désert,
Je suis maintenant le dernier homme vivant sur la terre.
Au fond l'intelligence qu'on nous avait donnée,
N'aura été qu'un beau cadeau empoisonné.
Car il ne reste que quelques minutes à ma triste vie,
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis,
Je ne peux plus marcher, j'ai peine à respirer,
Je vais tomber, alors adieu l'humanité.
Texte d’après une chanson des cowboys fringants
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Par lepenseurdujour dans FRATRERNITE le 15 Mai 2012 à 06:50

Ils sont nombreux, allongé dans un lit d'hôpital,
Ou à attendre à la maison en supportant leur mal,
Pendant de longs mois, quelquefois des années,
La parole ou le coup de fil qu’ils ont tant espéré.
Une malformation, maladie ou accident de la vie,
Et maintenant leur vie se retrouve en sursis,
Un rein, un cœur, ils l’attendent dans l’espoir,
Qu’il arrive, compatible, qu’ils puissent le recevoir.
Ils savent qu’aujourd’hui les greffes réussissent,
Il y a plus de guérisons que de rejets qui surgissent,
Le problème dans l’attente est la longueur de la liste,
Prévoir de donner, très peu de monde en piste,
Il faudra une mère ou un père devant leur enfant mort,
Au-delà de leur douleur, apporter le réconfort,
Il ne faut pas oublier que dans cette promesse de survie,
Il faudra accepter de donner une vie, pour une vie.
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Par lepenseurdujour dans POESIE le 14 Mai 2012 à 06:30

Il est un jour, une heure, où sur le chemin rude,
Courbé sous le fardeau des ans multipliés,
L'être humain s'arrête et, pris de lassitude,
Se retourne pensif vers ses jours oubliés.
La vie a fatigué une attente inféconde,
Désabusé d’un dieu qu’il ne voit point venir,
Il sent renaître en lui la jeunesse du monde,
Il écoute la voix, d’un drôle de souvenir.
Les astres qu'il aima, d'un amour pacifique,
Brillent dans la nuit des soirs mystérieux,
Et la sainte montagne et la vallée antique,
La où il pensait que dormaient ses Dieux.
Il voit la terre libre, et les verdeurs sauvages
Flotter comme un encens sur les fleuves sacrés,
Et les bleus océans, chantant sur leurs rivages,
Vers l'inconnu divin ne cessent de danser.
De la hauteur des monts, berceaux des races pures,
Au murmure des flots, au bruit des dômes verts,
Il écoute grandir, vierge de toutes les souillures,
Cette jeune humanité dans son jeune univers.
Bienheureux, Il croyait cette terre impérissable,
Il entendait parler d’un danger imminent,
S’il n'avait pas taché sa robe irréprochable,
De la beauté du monde il jouirait pleinement.
D’après un poème de Charles-Marie LECONTE DE LISLE
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Par lepenseurdujour dans AMOUR le 13 Mai 2012 à 06:45

L’amour, ça commence le matin par le premier regard que l’on se donne, le premier sourire, la première caresse et le premier bonjour.
L’amour, c’est d’apporter le petit déjeuner au lit ou simplement un café, un jus de fruits accompagné d’une petite chanson d’amour ou de mots tendres récités avec toute la gaucherie dont on peut faire preuve.
L’amour, c’est lancer à l’autre dans la glace un clin d’œil complice lorsqu’il fait sa toilette, c’est aussi l’embrasser sans raison, juste pour le plaisir de le faire, sans rien attendre en retour.
L’amour, c’est demander à l’autre quelle nuit il a passé et écouter attentivement sa réponse. C’est prendre le temps de se regarder, de se parler et de se toucher avant d’entreprendre la journée de travail.
L’amour, c’est accompagner l’être cher à la porte au moment où il se prépare à partir; c’est de lui souhaiter une bonne journée; c’est de s’installer à la fenêtre et lui faire un signe de la main en affichant son plus beau sourire.
L’amour, c’est de se téléphoner pour un rien, juste pour se dire que l’on s’aime ou prendre des nouvelles; c’est de se faire des surprises sans rien attendre en échange.
L’amour, c’est prendre l’autre dans ses bras chaque fois que c’est possible, juste pour sentir la chaleur de l’être aimé, rétablir le contact et se donner de l’affection.
L’amour, c’est parfois d’accorder à l’autre la liberté de vivre pour lui-même, sans attachement excessif, en lui laissant sentir qu’on l’aime toujours même si nos corps sont loin l’un de l’autre; c’est d’être assuré que nos âmes se moquent des distances et sont tendrement enlacées en toute situation, quelque soit le nombre de kilomètres qui nous séparent.
L’amour, peut aussi se résumer en une pensée lancée vers l’autre, les yeux fermées, pendant un instant.
L’amour, c’est de s’accueillir et de s’étreindre au retour à la maison, c’est de s’informer de ce que l’autre a vécu durant la journée, c’est également le petit verre de vin que l’on prend le temps de déguster ensemble en se racontant toutes sortes de choses ou en goûtant tout simplement la sagesse du silence.
L’amour, c’est même d’écouter la télé, serrés l’un contre l’autre, c’est de rire ou de s’émouvoir ensemble, c’est de vivre à deux et nourrir cette complicité de n’importe quelle façon.
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Par lepenseurdujour dans SPIRITUALITE le 12 Mai 2012 à 06:36

Je veux devenir un instrument de paix.
Là où ce trouve la haine, je veux faire vivre l'amour.
Là où est l'offense, je défendrai le pardon.
Là où est la discorde, je placerai la réconciliation et mettrai l'union.
Là où est l'erreur, je ferai naître la vérité.
Là où est le doute, je placerai la foi.
Là où est le désespoir, je donnerai l'espérance.
Là où sont les ténèbres, j’aiderai à mette la lumière.
Là où est la tristesse, je mettrai la joie.
Je ne cherche pas à être consolé, je veux consoler
Je ne cherche pas à être compris, je veux comprendre,
Je ne cherche pas à être aimé, je veux aimer.
Je sais que c'est en me donnant que je reçois,
C'est en oubliant que je me retrouve moi même,
C'est en pardonnant que j’obtiens le pardon,
C'est en mourant que je ressusciterai à la Vie.
François d’Assise
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Par lepenseurdujour dans PHILOSOPHIE le 11 Mai 2012 à 06:50

Homme de la terre ouvre les yeux, ta planète est malade, ouvre cette lumière en ton cœur. Tu es le monde, écoute ton âme, n’oublie pas ta mission. Tu es la lumière, le grand jour s’esquisse dans le ciel, fais naître le grand humain qui est en toi, construis un monde nouveau. Enfant du monde vole vers la lumière au plus profond de toi-même. Brise les barrières de ce monde corrompu, incrédule bastion de la haine, éloigne toi de ce système, n’oublie pas que tu es divin, un morceau de poussière d’étoile. Enfant de la terre ne renonce pas, la vérité est en toi, dans tes gestes, dans tes pensées. Le temps viendra où tu enfanteras tes rêves dans le souffle de la vie. Tu fusionneras avec la nature, tu soigneras ton jardin comme une enfant malade. Prends conscience que tu es le monde fruit de la création. Enfant du monde bas toi, le temps est venu, lie ton cœur et ton esprit dans le souffle de la vie, libère tes chaînes et purifie ton esprit, ne cherche plus à posséder, tout n’est que mirage. Enfant du monde tu lis mes mots, laisse les éclairer ton âme, vide toi de ton orgueil et le ciel tournera sur lui-même, pour que l’amour et la bonté t’envahissent. Homme de la terre ne pleure pas, ton cœur est noble, lève la tête et prends la lumière, comme l’enfant qui va naître. Les puissants tomberont quand ils verront que tu as pris conscience de ta mission. Homme de la terre unis tes peuples, comme on lie l’eau à la poussière, et déverse toi comme un torrent pour reconstruire ta vie. Enfant de la terre prends conscience que tu vis la matière et unis ta tête à la voûte céleste. Tu connaîtras le bonheur d’être en vie et tous les mystères te seront révélés. Homme de la terre pense à tes enfants, recommence à penser par toi-même et non dans les images qui souillent ton esprit, images que les puissants ont créés pour t’évincer de la grande vie. Enfant de la planète tu es la génération qui changera le monde, ne l’oublie pas, n’ai pas peur des puissants, ils ne peuvent mettre à mort l’âme qui t’habite. Dessine le nouvel homme et sa vérité, fais vivre le plus noble des hommes dans tes yeux et pour des millénaires.
Enfant de la terre propage l’amour, que je t’offre par mes mots, et tu commenceras ta résurrection. Homme de l’univers brille et fais fondre l’obscurité avec la lumière de ton cœur. Eclaire ce monde que tu vas enfanter.
Merci d’avoir lu mon âme, vous pouvez faire tournez ce texte pour semer les graines dans le cœur des hommes.
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Par lepenseurdujour dans RELATIONS HUMAINES le 10 Mai 2012 à 06:20

La critique est la puissance des impuissants,
C'est ce que j'entends dire bien souvent,
Alors comment peut-on expliquer,
Qu'autant de gens puissent la pratiquer?
Des petites phrases banales,
Qui sont faites pour faire mal.
Sans rien savoir de votre vie,
Ils disent des choses peu gentilles.
Sans chercher à vous connaître,
De vilaines rumeurs vont naître.
Ils imaginent qu'ils ont tous les droits,
Leurs mensonges, ils veulent qu’on croit.
Simples mots, simples paroles,
Jouent alors leur grand rôle,
Dans notre état d'esprit et notre façon d'être,
Provoquant, insidieusement, un terrible mal être,
Jouant sur tous nos sentiments,
Mais eux, en ont-ils vraiment?
Qui leur a donné le droit de faire ça,
A des gens comme vous ou moi?
Connaissent-ils nos sentiments?
Ou bien en sont-ils inconscients?
L'être humain, souvent, ne pense qu'à lui,
Sans se soucier autrement du bien d'autrui,
L'hypocrisie, le mensonge et la méchanceté,
Ont pris la place du naturel et de la sincérité.Suivant ce qu’il sent dans son intimité,
Chacun a sa façon d’exister,
Croire, prier et persévérer,Et notre seule façon de résister.
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Par lepenseurdujour dans FABLES le 9 Mai 2012 à 06:28

Ecoutes moi petit. Je vais te confier, un secret. Je te le dis à toi parce que les grands ne veulent pas comprendre.
Ton intelligence est innocence. Les hommes ne se doutent pas que ce qu'ils savent n'est qu'une toute petite partie de ce qu'ils ignorent.
Tu vois, ce monde, cette planète bleue, avant, nous y vivions. Cette planète que tu observes était belle et la vie y était douce, mais les habitants n’en prenait pas soin, ils ont exploité toutes ses richesses et l’on salie au point de l’empêcher de respirer. Ils n’avaient pas compris que si leur monde ne respirait plus, ils ne pourraient plus y vivre. Alors un jour il fallu partir, beaucoup sont resté, ils sont mort maintenant. Les élites fuirent donc sur ce satellite ou nous vivons, tous les bruits que tu entends sont les bruits de cette planète, toutes les images que tu vois sont les plantes et les animaux qui partageaient cette terre avec nous.
Je vais bientôt mourir petit, je veux que tu saches que depuis 500 ans cette planète est laissée à l’abandon, elle s’est lavée de notre pollution, la vie a repris ces droits, quand je ne serai plus, prends le vaisseau qui est près de la porte XCDE 54, et part sur cette planète avec quelques personnes que tu auras choisi, allez vivre sur ce paradis, mais ne refaites pas les erreurs que nos parents ont commis, aimez vous, riez, ne faites pas la guerre, ne salissez pas la terre, prenez en soin elle prendra soin de vous, soyez solidaires entre vous, enseignez à vos enfants le respect de toute chose, ils posséderont un trésor.
Je suis à l’automne de ma vie petit, je vais pouvoir dormir en paix, je sais que tu ne feras pas les erreurs de nos pères
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